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Gardarem Lo Larzac

Le premier numéro de Gardarem lo Larzac ("nous garderons le Larzac" en occitan) sort le 6 juin 1975, au cour de la lutte des Paysans du Larzac contre l'extension du camp militaire. Le journal nait avec l'aide (financière et matérielle) du Canard Enchaîné (qui possède depuis, à titre symbolique, une mare sur le Larzac !). Le but de la création du journal est de répondre au traitement "pro-gouvernemental" des événements du Larzac par les grands médias de l'époque (déjà !), mais aussi de créer une tribune, un lien entre les dizaines de "comités Larzac" répartis dans toute la France. Après la victoire de 1981, les comités se dissolvent, mais le journal continue encore aujourd'hui sa mission d'information et de réflexion.

Durant vingt ans, Gardarem lo Larzac fut mensuel. Au plus fort de la lutte, le journal comptait quatre mille abonnés, et une vente au numéro fluctuant selon les événements (sept mille numéros vendus lors de la Marche sur Paris, en novembre 1978). Depuis juin 1995, le journal est devenu bi-mensuel et s'équilibre avec environ huit cents abonnés à travers la France (et quelques-uns à l'étranger : Belgique, Allemagne, Suisse, Espagne, Nouvelle-Calédonie, Tahiti, Etats-Unis, Australie, Argentine).

Depuis sa création, Gardarem lo Larzac est animé et écrit bénévolement par des paysans et des habitants du plateau. Ses directeurs de publication successifs ont été Léon Maillé (agriculteur), Daniel Darras (apiculteur), Alice Monier (directrice du Centre d'initiatives rurales) et, aujourd'hui, Thierry Castelbou (agriculteur). Son siège, domicilié jusqu'en 2001 à la ferme de Potensac, se trouve aujourd'hui à Montredon. Le journal repose sur deux équipes de bénévoles : le comité de rédaction (huit personnes) et l'équipe administrative (quatre personnes). Il a néanmoins créé, en 2001, un emploi de maquettiste pour un nouvel arrivant sur le plateau. Le journal est ainsi aujourd'hui animé, écrit, mais aussi fabriqué sur le Larzac.

Depuis l'été 1999 (démontage sur le chantier du Mac Donald's de Millau par les militants et les sympathisants de la Confédération Paysanne), Gardarem lo Larzac rend compte, entre autres, des actions de résistance de la société civile mondiale à la mondialisation libérale. Ses "envoyés spéciaux" se sont ainsi rendus aux Etats-Unis (sommet de l'OMC1 à Seattle en 1999), en Colombie (mission d'observation de Via Campesina2 en 2000), au Mexique (marche des Zapatistes en 2001 et sommet de l'OMC à Cancun en 2003), au Brésil (Forum Social Mondial de Porto Alegre en 2001, 2002 et 2003) et en Palestine ("missions civiles pour la protection du peuple palestinien" en 2001, 2002 et 2003).

Gardarem lo Larzac est construit autour de cinq thèmes : le Larzac aujourd'hui, l'environnement, le développement rural, la solidarité nationale et internationale, les débats d'idées. Le comité de rédaction reste particulièrement vigilant quant à l'équilibre de ces différentes rubriques. C'est ainsi que le lecteur passera de la dernière installation sur le plateau à un reportage chez les Sans-Terre du Brésil, d'une réflexion sur le tourisme vert à une étude de la situation en Palestine, du compte-rendu d'une opération anti-OGM à celui de la participation d'une délégation larzacienne au Forum social mondial de Porto Alegre. La volonté de la rédaction est en effet d'être tout à fait engagée sur un territoire, tout en restant en permanence ouverte à d'autres problèmes, d'autres luttes. rarement traités par les "grands" médias.

 

Pour toute demande de renseignement :

Gardarem lo Larzac - Montredon - 12100 La Roque Ste Marguerite

Tél : 05 65 62 16 57

Contact courriel

 

Abonnement : bulletin

 

 

Notes :

1) Pour en savoir plus, consultez sur ce site une présentation de l'Organisation Mondiale du Commerce, du FMI et de la Banque Mondiale.
2) Via Campesina, véritable "internationale paysanne" qui regroupe des syndicats paysans des cinq continents, milite pour la défense de la petite paysannerie, de la souveraineté alimentaire et d'une agriculture respectueuse de l'environnement.